« Mon coeur est français mais mon cul est international »...
Document archives du 01/05/2006 - C'est en devenant mannequin en 1918 que Léonie Bathiat (1898-1992) prend le nom d'Arlette, un personnage de Mont-Oriol,de Guy de Maupassant. En 1919, Arlette débute sur la scène du Théâtre des Capucines. Le directeur anglicise son nom en Arletty. La mort de son fiancé à la Grande Guerre sera le point de départ de son non- conformisme. « J'ai toujours refusé le mariage, car je ne voulais pas faire un fils qui serait allé à la guerre », avoue-t-elle. De huit ans plus âgée queCarné, elle lui restera dévouée : tant comme coéquipière (six films), que comme amie qui refuse de juger son homosexualité. Au fil du temps, elle sera une sorte de présence maternelle, palliant l'éternelle absence de la vraie mère. C'est la voix d'Arletty, stridente et anguleuse, qui attire l'attention au début du parlant. Mais jusqu'au milieu des années 1930, l'actrice reste confinée dans des seconds rôles.


